Musique Municipale de Saint Saulve
 
Retour à l'Accueil
Centre Grégoire Nicolas Finez - 1 rue Paul Vaillant Couturier - 59 880 Saint Saulve
.....03 27 33 30 39 ............................. contact@musique-stsaulve.com
Musique Municipale de Saint Saulve

RAYMOND DEVOS : Ses meilleurs textes

Une liste non exhaustive des meilleurs sketches et citations de Raymond Devos,
décédé jeudi 15 juin à l'âge de 83 ans.

SKETCHES INTEGRAUX

Ouï dire

Il y a des verbes qui se conjuguent
très irrégulièrement.
Par exemple, le verbe "OUÏR".
Le verbe ouïr, au présent, ça fait :
J'ois... j'ois...
Si au lieu de dire " j'entends ", je dis " j'ois ",
les gens vont penser que ce que j'entends est joyeux
alors que ce que j'entends peut être
particulièrement triste.
Il faudrait préciser :
"Dieu, que ce que j'ois est triste !"
J'ois...
Tu ois...
Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ?
Il oit...
Oyons-nous ?
Vous oyez...
Ils oient.
C'est bête !
L'oie oit. Elle oit, l'oie !

Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle ?
Si au lieu de dire "l'oreille"
on dit "l'ouïe", alors :
l'ouïe de l'oie a ouï.
Pour peu que l'oie appartienne à Louis :
"L'ouïe de l'oie de Louis a ouï."
"Ah oui ? Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis ?"
"Elle a ouï ce que toute oie oit..."
"Et qu'oit toute oie ?"


"Toute oie oit, quand mon chien aboie
le soir au fond des bois,
toute oie oit : ouah ! ouah !
Qu'elle oit, l'oie !..."

Au passé, ça fait :
J'ouïs...
J'ouïs !
Il n'y a vraiment pas de quoi !
Dégoûtant personnage

Il est curieux! Ce type
Il est curieux!
Tout à l'heure, dans la rue, je regardais passer une jolie femme . . .
Il la regardait aussi!
La même!

Je lui ai dit:
- A quoi pensiez-vous en regardant cette jolie femme?
Il m'a dit:
- A la même chose que vous!
Je lui ai dit:
- Vous êtes un dégoûtant personnage!

Sévère mais juste

Hier soir, je rentre chez moi... Qu'est-ce que j'apprends ?
J'apprends que le chat avait mangé la pâtée du chien...
Ah, mon vieux ! J'ai mis le chat dehors.
Là-dessus, qu'est-ce que j'apprends ?
J'apprends que le chien avait mangé la côtelette de ma femme...

Ah, mon vieux ! J'ai mis le chien dehors.
Là-dessus, qu'est-ce que j'apprends ?
Que ma femme avait mangé mon beefsteack.
Ah, mon vieux !... J'ai mis ma femme dehors.
Là-dessus, qu'est-ce que je découvre ?
Que le lait que j'avais bu le matin était celui du chat.
Ah, mon vieux !... J'ai fait rentrer tout le monde...
Et je suis sorti.
Sévère... mais juste.
Alimenter la conversation

Mesdames et messieurs,
avez-vous remarqué qu'à table les mets
que l'on vous sert vous mettent les mots à la bouche ?
J'en ai fait l'observation
un jour que je dînais seul.
A la table voisine...
il y avait deux convives qui mangeaient
des steaks hachés...
Et tout en mangeant,
ils alimentaient la conversation.
Au début du repas, tandis que l'un parlait,
l'autre mangeait ... et inversement !
L'alternance était respectée.
Et puis...
les mets appelant les mots
et les mots les mets...
ils se sont mis à parler et à manger
en même temps :
" Ce steak n'est pas assez haché disait l'un ",
" Il est trop haché pour mon goût disait l'autre ! ". Les mots qui voulaient sortir

se sont heurtés aux mets qui voulaient entrer...
(Ils se télescopaient !)
Ils ont commencé à mâcher leurs mots et
à articuler leurs mets !
Très vite, la conversation a tourné au vinaigre.
A la fin, chacun ayant ravalé ses mots
et bu ses propres paroles,
il n'y eut plus que des éclats de " voie " digestive
et des " mots " d'estomac !
Ils ont fini par ventriloquer...
et c'est à qui aurait le dernier rôt !
Puis l'un d'eux s'est penché vers moi.
Il m'a dit :
" Monsieur, on n'écrit pas la bouche pleine ! "
Depuis, je ne cesse de ruminer mes écrits !
Je sais...
Vous pensez :
" Il a écrit un sketch alimentaire,
un sketch haché ! "
Et alors ?
Il faut bien que tout le monde mange !

Le petit poussin

Récemment, je suis entré dans une auberge
pour y dîner et sur la carte,
il y avait marqué: " Poussin rôti ".
Et... j'ai commandé un poussin rôti.
J'ai vu arriver un petit poussin...
dans une assiette... Hamm !!!
Je n'en ai fait qu'une bouchée
dans mon gros ventre !
Un petit poussin !
Vous avez déjà vu un petit poussin ?
C'est mignon à croquer !
C'est une petite boule jaune...
Ça fait: cui-cui...
Il n'était pas cuit !
Et je n'en ai fait qu'une bouchée
dans mon gros ventre !
Ça aurait été une vieille poule, encore...
Bon !
Une dure à cuire... elle a vécu !
(Elle a fait son temps !)
Mais un petit poussin... !
J'aurais mieux fait d'aller me faire cuire un œuf !
Oh, ça ne vaut guère mieux !
Chaque fois qu'on va se faire cuire un œuf,
c'est comme si on envoyait
un poussin se faire cuire !
Parce que, qu'est-ce qui fait le poussin ?
C'est l'œuf !
Et encore... on ne sait plus !
Il y a ce fameux dilemme que chacun connaît :
Qu'est-ce qui fait l'œuf ?

C'est la poule ! Bon !
Jusque-là, il n'y a rien à dire.
On est tous d'accord.
Mais qu'est-ce qui fait la poule ?
... C'est l'œuf !
Alors, la question est :
Qui a commencé ?
Est-ce l'œuf le père de la poule,
ou la poule la mère de l'œuf ?
Ça ne peut pas être le coq !
Les coqs, eux, ne pondent pas d'œufs !
Quoiqu'il n'y ait pas de poules sans eux ! (œufs)
Sans eux... les coqs !
Comme il n'y a pas de coqs sans elles... (ailes)
Sans elles, les poules !
Évidemment ! Parce que sans ailes,
il n'y aurait ni coqs,
ni poules, ni poussins !
Et ce serait tant mieux !
Parce que j'aurais mangé autre chose !
J'aurais mangé du veau...
Un petit veau !
Vous avez déjà vu un petit veau ?
Un vieux bœuf... bon !
Passe encore. Il a vécu... !
Mais un petit veau...
Vous avez déjà vu une petite tête de veau... ?
A la vinaigrette !
!!!
J'aurais mieux fait de manger un œuf,
parce que, comme on dit,
qui mange un œuf mange un bœuf !!!
Le parcmètre

Récemment, je suis entré dans une auberge Les parcmètres, c'est une tricherie.
Vous savez que ça rapporte une fortune aux pouvoirs publics.
Une fortune.
Je le sais parce que mon voisin s'est fait installer un petit parcmètre clandestin devant chez lui.

Tous les soirs, il va retirer la recette.
Il vit bien.
Il s'est même acheté une voiture.
Évidemment, il l'a mise devant son parcmètre.
Depuis, il ne fait plus un rond.
Mais ça, c'est de sa faute.

A tort ou à raison

On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort. C'est difficile de juger. Moi, j'ai longtemps donné raison à tout le monde. Jusqu'au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort ! Donc, j'avais raison ! Par conséquent, j'avait tort ! Tort de donner raison à des gens qui avaient le tort de croire qu'ils avaient raison. C'est-à-dire que moi qui n'avais pas tort, je n'avais aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient avoir raison, alors qu'ils avaient tort ! J'ai raison, non ? Puisqu'ils avaient tort ! Et sans raison, encore !

Là, j'insiste, parce que ... moi aussi, il arrive que j'aie tort. Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas. Ce serait reconnaître mes tort !!! J'ai raison, non ? Remarquez ... il m'arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison aussi.
Mais, là encore, c'est un tort. C'est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort. Il n'y a pas de raison ! En résumé, je crois qu'on a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !

Sens dessus dessous

Actuellement, mon immeuble est sens dessus dessous. Tous les locataires du dessous voudraient habiter au-dessus. Tout cela parce que le locataire
qui est au-dessus est allé raconter par en dessous que l'air que l'on respirait à l'étage au-dessus était meilleur que celui que l'on respirait à l'étage en dessous.

Alors, le locataire qui est en dessous a tendance à envier celui qui est au-dessus et à mépriser celui qui est en dessous.
Moi, je suis au-dessus de ça.
Si je méprise celui qui est en dessous, ce n'est pas parce qu'il est en dessous, c'est parce qu'il convoite l'appartement qui est au-dessus, le mien.

Remarquez . . . moi, je lui céderais bien mon appartement à celui du dessous à condition d'obtenir celui du dessus.
Mais je ne compte pas trop dessus.
D'abord parce que je n'ai pas de sous. Ensuite, au-dessus de celui qui est au-dessus, il n'y a plus d'appartement.

Alors, le locataire du dessous qui monterait au-dessus obligerait celui du dessus à redescendre en dessous.
Or, je sais que celui du dessus n'y tient pas. D'autant que, comme la femme du dessous est tombée amoureuse de celui du dessus, celui du dessus n'a aucun intérêt à ce que le mari de la femme du dessous monte au-dessus.
Alors, là-dessus ... quelqu'un est-il allé raconter à celui du dessous qu'il avait vu sa femme bras dessus, bras dessous avec celui du dessus ???
Toujours est-il que celui du dessous l'a su.
Et un jour que le femme du dessous était allée rejoindre celui du dessus,
comme elle retirait ses dessous ... et lui, ses dessus ... soi-disant parce qu'il avait trop chaud en dessous ... Je l'ai su .. parce que d'en dessous,
on entend tout ce qui se passe au-dessus ...
Bref! Celui du dessous leur est tombé dessus. Comme ils étaient tous les deux soûls, ils se sont tapés dessus. Finalement, c'est celui du dessous qui a eu le dessus!

QUELQUES CITATIONS
Voici les meilleurs jeux de mots de Raymond Devos, extraits de ses sketches:

"Quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas. Ce serait reconnaître mes torts !"

"Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux."

"Qui prête à rire n'est jamais sûr d'être remboursé."

"Si Dieu n'est pas marié, pourquoi parle-t-on de sa grande Clémence ?"

"Je suis adroit de la main gauche et je suis gauche de la main droite."

"Etre raisonnable en toutes circonstances ? Il faudrait être fou..."

"Dès que le silence se fait, les gens le meublent."

"Une fois rien, c'est rien ; deux fois rien, ce n'est pas beaucoup, mais pour trois fois rien, on peut déjà s'acheter quelque chose, et pour pas cher."

"On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !"

"Le flux et le reflux me font marée."

"Toute la nuit, j'ai cru entendre le chromosome en plus qui tournait en rond dans ma case en moins."

"Est-ce que c'est en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nos l'éviterons ?"

"Pour Dieu, l'imaginaire c'est une vue de l'esprit. La fiction ça le dépasse !"

"Une rengaine, c'est un air qui commence par vous entrer par une oreille et qui finit par vous sortir par les yeux."

"On se prend souvent pour quelqu'un, alors qu'au fond, on est plusieurs."

"La plupart des gens préfèrent glisser leur peau sous les draps plutôt que de la risquer sous les drapeaux."

"La grippe, ça dure huit jours si on la soigne et une semaine si on ne fait rien."

"Je crois à l'immortalité et pourtant je crains bien de mourir avant de la connaître."

"Lorsqu'un chêne sent le sapin, il sait que sa dernière heure est arrivée."

"Si tu étais plus belle, je me serais déjà lassé. Tandis que là, je ne m'y suis pas encore habitué "

"L'autre jour, au café, je commande un demi. J'en bois la moitié. Il ne m'en restait plus."

"Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter."

"Est-ce l'oeuf le père de la poule ou la poule la mère de l'oeuf ?"

"Le vrai xénophobe est celui qui déteste à ce point les étrangers que, lorsqu'il va dans leur pays, il ne peut pas se supporter."

"L'intellectuel dont la richesse est toute intérieure n'a rien à craindre du percepteur qui voudrait le taxer sur ses signes extérieurs de richesse."

"C'est pour satisfaire les sens qu'on fait l'amour ; et c'est pour l'essence qu'on fait la guerre."

"Si l'on peut trouver moins que rien, c'est que rien vaut déjà quelque chose."



- Quand on s'est connus, ma femme et moi, on était tellement timides tous les deux qu'on n'osait pas se regarder. Maintenant, on ne peut plus se voir ! (extrait du sketch Ma femme )

- Je connais un monsieur, c'est un auto-stoppeur professionnel. Il lui est arrivé un accident de travail... il a perdu le pouce ! (extrait du sketch Les gens sont très marqués par ce qu'ils font )

- Je n'aime pas être chez moi. A tel point que lorsque je vais chez quelqu'un et qu'il me dit : "Vous êtes ici chez vous", je rentre chez moi ! (extrait du sketch Je roule pour vous )

- Moi, lorsque je n'ai rien à dire, je veux qu'on le sache ! (extrait du sketch Parler pour ne rien dire )

- Rien, ce n'est pas rien ! La preuve, c'est que l'on peut le soustraire. Exemple : rien moins rien = moins que rien ! (extrait du sketch Parler pour ne rien dire )

- Tous les écologistes sont daltoniens, ils voient vert partout ! (extrait du sketch L'esprit faussé )

- Il buvait toutes mes paroles, et comme je parlais beaucoup, à un moment, je le vois qui titubait... (extrait du sketch Supporter l'imaginaire )

- En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées ! Alors, j'ai troqué ma deux chevaux contre une deux boeufs ! (extrait du sketch Ma deux boeufs )

- Vous savez, les idées elles sont dans l'air. Il suffit que quelqu'un vous en parle de trop près, pour que vous les attrapiez ! (extrait du sketch Echange d'idées )

- Un croyant, c'est un antiseptique. (extrait du sketch Les antipodes )

- Est-ce que les histoires que vous racontez ne vous empêchent pas de dormir ?
- Si, mais comme ce sont des histoires à dormir debout, je récupère ! (extrait du sketch Le vent de la révolte )

- Quand on demande aux gens d'observer le silence... au lieu de l'observer, comme on observe une éclipse de lune, ils l'écoutent ! (extrait du sketch Un ange passe )

- Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l'un avance, l'autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche ! (extrait du sketch Un ange passe )

- J'ai un ami qui est xénophobe. Il déteste à tel point les étrangers que lorsqu'il va dans leur pays, il ne peut pas se supporter ! (extrait du sketch Xénophobie )

- Se coucher tard nuit.

- Il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux. (extrait du sketch Prêter l'oreille )

- Un jardinier qui sabote une pelouse est un assassin en herbe. (extrait du sketch Les chansons que je ne chante pas )

- L'autre jour, au café, je commande un demi. J'en bois la moitié. Il ne m'en restait plus. (extrait du sketch Il y a des choses bizarres )

- Qu'est-ce que vous regardez ? C'est la carte routière ?
- Non ! C'est la carte des vins. C'est pour éviter les bouchons ! (extrait du sketch Supporter l'imaginaire )

- On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort ! (extrait du sketch A tort ou à raison )

- Je crois à l'immortalité et pourtant je crains bien de mourir avant de la connaître.


 


Vos réactions soit sur la messagerie, soit sur le chat, soit par mail.

D'autre histoires droles........
n'hésitez pas à me les soumettre !!!


Retour à la page précédente